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On songe au premier disque Sunnyside du trio de Kenny Werner. Non en raison d'une éventuelle parenté esthétique, mais parce que l'on a, de la même façon affaire à un groupe (Edouard Ferlet au piano, Antoine Banville à la batterie) qui fonctionne en tant que tel et semble, du premier coup, avoir défini son propre univers. Où bien des choses peuvent se passer. Où, tour à tour, des passerel1es sont lancées vers des mondes plus familiers, puis retirées pour des escapades où les pilotes se détournent des boussoles. Encore qu'iIs gardent un beau souci au coeur : chanter, danser, ne jamais surtout laisser la musique faire tapisserie. Ces nouveaux randonneurs partent d'un point que n'ont pas atteint encore tous ces vieux routiers. Il parait clair que l'avenir leur appartient. |