Jean-Philippe Viret

Voici un autre musicien, francais celui-là, qui nous semble par trop ignoré des amoureux du jazz malgré une carrière de près d'un quart de siècle. Et pourtant Viret a joué et/ou enregistré avec un nombre de pointures dont Lee Konitz, Kenny Wheeler ou Richard Galliano. Mais ra référence essentielle est d'avoir fait partie durant huit ans du trio du légendaire Stéphane Grappelli. Il y a quelques années, nous l'avions rencontré à "Jazz à ·Juan" où il accompagnait le violoniste en compagnie du guitariste Marc FOSSET. L'album, qui vient de paraitre permet à Jean-Philippe Viret de nous présenter pour la première fois un ensemble de ses propres musiques et il y révèle un talent de compositeur évident dans la mesure où il s'attache à écrire de vraies mélodies avant de se préoccuper de la recherche harmonique et rythmiques.Mais dans ces domaines également, il sait "habiller" ses oeuvres avec des trouvailles qui en font un exemple fascinant de ce que peut être le jazz contemporain lorsqu'il reste orthodoxe. En d'autres termes et plus simplement, l'indispensable élément swing est toujours présent. Aussi discrètement qu'intelligemment, Ie pianiste Edouard Ferlet et le drummer Antoine Banville soutiennent Viret pour un trio cohérent. Le iazz d'aujourd'hui dans ce qu'il a de meilleur.